samedi 22 novembre 2014

Et aujourd'hui alors ? Je vais bien...




Et aujourd'hui alors ? Je vais bien…


« Alors cette retraite ? » voilà une question qui  m'est souvent posée, toujours avec un air de connivence, mais des intentions différentes ;  gourmandise pour ceux qui y voient l'occasion de réaliser des rêves enfouis après des années contraintes; inquiétude pour ceux qui redoutent de ne pas savoir meubler le temps laissé libre par la fin de la vie professionnelle.

Après un an je réponds « je vais bien !»

La santé d'abord. Rien à signaler ; l'animal rustique lozérien que je suis se porte comme un charme...pourvu que ça dure !

Il y a un an, (déjà !) dans un discours prononcé, à l'occasion de mon pot de départ à la retraite j'avais brossé les grandes lignes de mon projet (de reste) de vie. Bien sur, malgré les certitudes affichées,  je ressentais de l'appréhension et j'avais des doutes quant à ma capacité à jardiner la parcelle du temps libéré par la fin de la vie professionnelle. Ce faisant j'admettais qu'il pouvait y avoir un attachement au travail, moins pour son intérêt intrinsèque, que pour sa capacité à structurer la vie. Un emploi apporte la satisfaction d'être utile, il fournit en supplément l'illusion d'une vie sociale.

On ne se pose pas la question du sens de la vie lorsqu'on a un emploi, une famille, des enfants à élever. 

Je peux l'avouer maintenant j'étais inquiet.

D'un côté, j'avais côtoyé des jeunes, en activité professionnelle, répétant à l'envie « vivement la retraite ».ce qui dénote le rejet du présent, accompagné du rêve, souvent illusoire, d'un avenir ou l'on réaliserait enfin tout ce que le présent interdit. Cette attitude recouvre souvent une incapacité à se mettre en action au présent
J'avais aussi l'exemple de retraites catastrophiques, de fins de vies pourries par la frustration et la solitude faisant porter par les enfants tout un poids de culpabilité. Le temps est révolu ou être malheureux était une fatalité et même un titre de noblesse.

Abordant la retraite, seul, divorcé, mes enfants éparpillés sur trois continents, je n'avais guère d'autres choix que de compter sur moi même.
Ma conviction était que la vie à la retraite ne pouvait pas être guidée par les questions du temps et du plaisir. Une telle conception porte une inquiétude et ne peut engendrer qu'égoïsme et frustration. 

Ce que je fais reflétant ce que je suis, il m'appartenait de donner corps aux mots : confiance en soi, modestie, sérénité, sobriété et joie ; mais aussi, et surtout de cultiver la relation aux autres à travers la confiance, l'ouverture, la disponibilité, la compréhension, la compassion et surtout l'amitié. Lorsqu'elle est libérée de toute contrainte et obligations professionnelles, la vie n'a de sens que si elle contribue à rendre meilleurs et par la même plus heureux.

Moi :

Sport 

Il y a un an je pensais vélo, et bien mes vélos n'ont que peu quitté leurs clous. J'ai fait pas mal de tours du bois de Montmaur en courant, mais mon sport d'aujourd'hui, la marche nordique, je ne le connaissais pas il y a un an, ou seulement par ouïe dire. Oui, il s'agit de cette curieuse marche, avec des bâtons, venue de Norvège, issue du ski de fond. Une amie m'y a initié, ensuite j'ai rejoint un groupe, je m'y suis senti bien. Nous avons préparé le Marathon de Montpellier et nous y avons participé. C'est une aventure sportive, bien sur, mais aussi une aventure d'amitié. J'adore ce sport mais surtout la chaleur de l'amitié d'un groupe d'amis, hommes et femmes de tous ages. Nous avons à présent une page Facebook privée et, en plus des entraînements hebdomadaires, nous organisons des sorties et des piques niques.

Alimentation

Elle participe, avec le sport, d'un cercle vertueux. Je prépare mes repas, il ne tient qu'à moi de bien manger et je dois dire que la viande a presque quitté mes repas, non par manque d’appétence, mais comme l'avais pressenti Thorreau un signe de progrès et d'humanisation.

Philosophie

Cela faisait longtemps que je souhaitais combler les déficiences de ma classe de terminale. Je n'avais alors même pas compris ce qu'était la philosophie. Comment mieux s'interroger sur le sens de la vie qu'en faisant de la philosophie. Je suis un cours annuel sur le thème de l'humain et de nombreuses et passionnantes conférences dans le cadre de l'Université du tiers temps.  Ayant  approché le handicap et la pauvreté et constaté la montée du racisme et de la xénophobie, mon souhait était de réfléchir sur l'humain (l'humanité). Par ailleurs des échanges amicaux ont stimulé ma réflexion et m'ont donné envie d'aller plus loin.

Anglais 

J'aurais voulu améliorer ma maîtrise de l'Anglais avant de partir à la retraite. Mon employeur n'a pas jugé utile de financer cette formation. Je le fais donc maintenant dans le cadre de l'Université du tiers temps. Quelques jours à New York avec ma fille ont achevé de me convaincre de la nécessité de maîtriser l'anglais pour mieux voyager.

Taï chi, Chi Gong, Méditation

Je pratique le taï chi depuis plusieurs années. J'attache une très grande importance aux disciplines d'énergétiques chinoise qui contribuent à ma démarche de recherche de la sérénité, de la maîtrise et de l' équilibre à la fois physique et mental. J'ai suivi des cours gratuits en Juin et septembre, ensuite j'ai eu beaucoup de mal à trouver un enseignement qui me convienne. C'est à présent chose faite. Je me suis engagé dans la pratique de la méditation et je compte bien l'approfondir dans l'avenir.

Sobriété

Nous sommes entrés dans une période de grande confusion des idéologies politiques. Il s'agit d'une vague profonde, très dangereuse qui risque de balayer les formes actuelles de la démocratie. On ne peut pas, dans notre pays, faire porter la responsabilité de cette dés-errance sur le gouvernement ou un dirigeant. Pour ce qui me concerne, en toute humilité, je pense que la seule voie possible est celle de la sobriété. J'adhère donc aux principes humanistes de Pierre Rabhi qui engage chacun à adopter un mode de vie plus sobre et comme le colibri à faire sa part. http://www.colibris-lemouvement.org/ « La vraie révolution est celle qui nous amène à nous transformer nous mêmes pour transformer le monde »

Potager 

Cela peut paraître contradictoire avec ce que je viens d'écrire, mais j'ai arrêté le potager en octobre. Mes récoltes 2014 ont été catastrophiques, simplement parce que je n'ai pas donné à ma parcelle le soin minimum qui l'aurait rendue généreuse. Manque d'envie, perte de plaisir, éloignement, trop d'essence consommée pour cultiver quelques légumes bio. En fait le potager ne s'inscrit plus dans ma vie d'aujourd'hui, j'achève ma mutation urbaine et confirme ma tendance hédoniste. Je ne trouve plus de plaisir au jardinage, j'arrête le jardinage. Il faudra quand même que je trouve des fèves, des petits poids primeurs au printemps et de bonnes tomates en été pour me régaler.


Le Beau :

Mon goût pour l'art n'a pas attendu l'age de la retraite.

Lecture

j'ai toujours été un gros lecteur. J'ai toujours un livre voire deux ou trois en cours, en papier ou/et sur liseuse électronique. J'ai même commencé un blog sur les livres tombés dans le domaine public que l'on se procure gratuitement sur Amazon http://livresdudomainepublic.blogspot.fr/. Peu de lecteurs certes, mais qu'importe, en plus de mon goût pour la lecture, j'exerce l'écriture. J’essaie de produire un post par mois. Pour le moment j'ai écrit sur Mob Dick de Herman Melville, sur l’œuvre de Kafka et Walden de Henri David Thoreau, je travaille actuellement sur « Au Maroc » de Pierre Loti, ensuite je me confronterai à Bergson et à Sade .

Expositions, concerts, Théâtre, danse, conférences, dédicaces

Je suis à l’affût de tout ce qui se passe, et je profite à fond de ce qu'offre la ville. Je suis devenu « ami » du musée Fabre et j'ai à portée de main tous les programmes des festivals, théâtre, musique, expositions, signatures, répétitions, agora des savoir. Je reçois par internet les news letter de tous les acteurs culturels. Je me plais à être un retraité 2.0. Je m'inscris pleinement dans mon époque et profite de toutes les facilités qu'offrent les nouvelles technologies de la communication, les moyens de transports collectifs, en un mot toute l'offre sociale et culturelle de la grande et belle ville qu'est Montpellier. Il est vrai que les retraités d'aujourd'hui, surtout en ville, sont bien plus gâtés que ceux d'hier ! Il y a tant d'opportunités à saisir.

Peinture

Depuis l'enfance je n’ai quasiment jamais cessé de peindre. Si depuis un an mes pinceaux ne sont pas sortis, cela ne veut pas dire que j'ai renoncé. J'ai des toiles et des idées en réserve, mais manquant de place pour m'étaler j'ai mis la priorité sur d'autres activités. Je vais m'y remettre, ma dernière toile n'est pas encore peinte.

Les Autres :

Inutile d'insister sur l'importance des autres dans la construction d'une vie. Le fait d'être seul rend d'autant plus indispensable la présence des autres. Présences anonymes dans la ville, présences « professionnelles » dans le bénévolat, présences amicales, et enfin la famille, toujours proche grâce à internet et à Air France.

Bénévolat

Des trois termes de la devise républicaine, un est à portée de chaque personne c'est Fraternité. Je ne concevrais pas de vivre une retraite tournée exclusivement vers des plaisirs personnels. Je suis en excellente santé, je perçois une pension suffisante, je suis donc en mesure de participer à la vie associative au service des plus mal lotis de notre société. Les causes ne manquent pas ; les luttes sociales : contre l'atome, la torture, les gaz de schistes, la défense de la biodiversité, des animaux sauvages, domestiques, d'élevage ou de boucherie, contre l'exclusion, la pauvreté, les violences conjugales, l'enfance martyre… J'ai choisi deux causes, enfin plutôt deux causes sont venues à moi. La lecture pour les malvoyants et l'aide alimentaire aux plus démunis. L'une se pratique chez moi, à temps perdu, l'autre à l'extérieur.

-Donneurs de voix : Je lis à haute voix et j'enregistre en format MP3 des livres destinés aux malvoyants. J'adore lire à haute voix et je suis assez rigoureux et au fait de la technique informatique pour faire de beaux enregistrements. Les membres de l'association sont sympathiques, mais je ne les vois qu'à l'occasion de la remise de mes enregistrements et de quelques comités de lecture ou réunions des instances de l'association. Le travail de lecture et d'enregistrement demande de la rigueur et de la détermination, aussi les donneurs de voix véritablement actifs, sont assez peu nombreux. Il est gratifiant d'entendre les témoignages de remerciements que les malvoyants adressent à l'association.

-Saint Vincent de Paul : je consacre trois matinées par semaines à l'accueil social du restaurant et de l'épicerie de l'espace solidarité de St Vincent de Paul. La mission que je partage avec quelques retraités est d'accueillir des personnes ou des familles qui nous sont adressées par des travailleurs sociaux pour qu'on leur vienne en aide sur le plan alimentaire. Quelques lignes ne peuvent rendre compte de cette expérience, je compte bien en témoigner plus longuement par ailleurs.

En échange du peu de temps que je donne, ces moments de bénévolat sont pour moi une source d'enrichissement. Je suis confronté à tous les visages de la pauvreté et même de la misère. Drame du chômage qui contraignent des familles à vivre avec les minimas sociaux, drame du divorce qui s'ajoute souvent aux dégringolades sociales pour réduire les familles en miettes, des vieux presque sans ressources, des immigrés, des demandeurs d'asiles, des sans domiciles, malades, y compris mentaux, jetés à la rue, femmes isolées, battues, anciennes prostituées. Je voudrais bien dire que mon moteur est la compassion, mais ce n'est pas tout à fait vrai. Personne ne demande de compassion, chacun veut de l'humanité. J'affirme, quitte à surprendre les esprits Zémourisés, que je n'ai affaire qu'à des gens respectueux, patients, polis ; Dignes, même si souvent ils sont honteux de se retrouver dans un bureau d'accueil social pour demander de l'aide. Seules quelques personnes alcoolisées rompent parfois le pacte de respect.

Je suis révolté et inquiet par la banalisation des discours xénophobes qui considèrent que les individus, surtout, les pauvres et les étrangers (ou considérés comme tels) sont responsables des maux de la société. Ce qui m'indigne ce sont les mécanismes de la misère, les causes politiques et économiques du creusement inouï des inégalités mais aussi les règles administratives inadaptées qui mettent certaines personnes dans des situations kafkaïennes.

Le temps ne m'étant plus compté, celui que je donne à Saint Vincent de Paul ne me coûte rien. Je reçois beaucoup plus que je ne donne, en tout cas je profite d'une belle leçon d'humanité.

Amitié

En Philosophie l'amitié s'analyse comme le travail, c'est à dire une production de l'homme, qui au bout du compte l’anoblit. L'amitié est la recherche du bien, chez la personne aimée mais aussi en soi-même. « l'amitié est une vertu, ou tout au moins elle s'accompagne de vertu, de plus elle est absolument indispensable à la vie ; sans amis nul ne voudrait vivre, même en étant comblé de tous les autres biens » Aristote (déjà).

J'avoue humblement que je découvre sur le tard le vrai sens de l'amitié. J'ai eu la légèreté de vivre comme si tout allait de soit. Le couple, la famille, les amis, fidèles ou renouvelés régulièrement. Tout était donné, en quelque sorte consubstantiel à la vie, éternel.

Bien sur j'ai déchanté. Il y aurait beaucoup à dire sur les couples qui croient se suffire à eux même. J'ai retrouvé la liberté d'avoir des ami(e)s et j'en profite. L'amitié a ceci de commun avec l'amour qu'elle naît et prospère sur des terreaux très différents. De toute relation ne naît pas une amitié. On ne cultive pas une amitié, elle pousse toute seule comme une plante sauvage, là ou elle veut, comme elle veut. Elle profite d'une complicité, de la confiance, de secrets partagés, du plaisir d'échanger, d'intérêts communs, d'atomes crochus en quelque sorte et du plaisir d'être ensemble.

L'amitié se révèle, comme une bonne surprise, en splendeur, avec toutes ses feuilles et ses fleurs. L'amitié est toujours un émerveillement. Parce qu'elle est une plante sauvage, l'amitié est naturelle et robuste. Elle n'exige que peu de soin. Juste de maintenir le climat et l’ensoleillement qui l'ont vu naître. En plus contrairement à l'amour elle ne se formalise pas de la concurrence. Rien à voir avec la détestable rose du Petit Prince.

Cette dernière année m'a dans ce domaine réservé de belle surprises. Les amitiés anciennes se sont prolongées. Quelques une ont émergées sur des terrains très différents. Je n'en dirai pas plus. L'amitié ne se crie pas sur tous les toits. Les personnes concernées se reconnaîtront j'espère.

Je suis à la fois étonné et ravi d'aimer et surtout d'être aimé. Je crois et je le regrette qu'avant, je n'en éprouvait pas le besoin, je ne faisais aucun effort pour être agréable ni à mes yeux, ni à ceux des autres. Je prenais sans savourer, je n'aimais même pas qu'on m'aime. Je pense sincèrement qu'accepter l'amour des autres est un grand progrès.



Famille

Si le repas du dimanche structurait la vie des familles d'hier, la mienne doit sa cohésion à Yahoo, g mail, Google+, Skype, et Air France. Je suis un père et un grand-père de l'ère internet. Chacun sait que le poulet rôti du dimanche était le cauchemar des gendres et des belles filles. Je ne vais quand même pas être nostalgique d'une situation que j’abhorrai quand j'étais jeune père. J'ai toujours apprécié de vivre loin de mes parents. Je ne peux donc pas m'affliger de l'éloignement de mes enfants. Internet aujourd'hui offre à chacun des moyens de communication gratuits et conviviaux fantastiques, sans comparaison avec le courrier postal ou le téléphone international hors de prix d'hier.

Mes séjours à Nouméa et Montréal m'ont permis de m'approprier ces villes ou je me sens chez moi parce que quand j'y vais, j'y vis tout simplement. Loin d'être frustré, bien que passant de longues périodes seul à Montpellier, je me sens au contraire privilégié et je suis certain que mes petits enfants ne souffriront pas d'un manque de Grand Père.



Ce bilan j'ai pu l'écrire car ma vie d’aujourd’hui procède d'une réflexion sur moi-même et d'un effort, même au quotidien, pour chasser l'indolence, être plus disponible et plus tolérant en un mot devenir meilleur. Si je partage cette réflexion c'est parce que j'ai confiance en la vie et en ceux qui m'aiment et suivent ce blog….merci.

lundi 17 novembre 2014

Montpellier, Street art, Monsieur BMX plante des vélo dans les murs

Lorsque par hasard on découvre le premier BMX "planté" dans une façade on croit à une initiative individuelle unique. Mais non il suffit de lever les yeux et n en découvre un autre puis un autre. Voilà encore une initiative d'art urbain propre à Montpellier qui décidément foisonne d'artistes de rue originaux qui contribuent à l'image et à la poésie  de la ville d'aujourd'hui. On est loin du street art mondialisé, spectaculaire certes, mais finalement de Berlin, à Londres, New York, Montréal et Sao Paulo tellement semblable.












dimanche 16 novembre 2014

Montpellier, jardin des plantes, petite balade d'automne

15 novembre. Une belle journée frisquette et ensoleillée.

Au cœur de l'après-midi le soleil est déjà bas. Il illumine l'or des djingos.

Le ciel s'est noyé dans la marre aux lotus qui meurent de chagrin.

Les Cactus du monde se gavent du soleil capturé par les vitres de la grande serre.

Un grapheur a peint une dernière coquetterie sur le dôme de l'observatoire astronomique qui rouille lentement.

Les étudiants déambulent et rient.

Les mamans ont lâché leurs enfants pour un intermède d'aventure dans les allées secrètes

Les amoureux se retirent pour s'embrasser,

Les vieux capturent un rayon de soleil qui a choisi un banc.

Les connaisseurs dissimulent un vœux, griffonné sur un bout de papier plié serré, dans une des rides profondes de l'arbre aux secrets.














vendredi 7 novembre 2014

Petite Balade d'automne dans le vieux Montpellier

Laissons parler la lumière, les vieilles pierres, les ruelles en pentes.
Charme et poésie.



















Street art à Montpellier, les coxs de Oups

On les voit partout en ville et dans les environs, ces coccinelles aux gros yeux peintes sur des rochers de Oups. Un artiste gentil qui par son talent contribue à donner à Montpellier un petit air de fête. 









mercredi 5 novembre 2014

Street art à Montpellier, petit safari dans l'eccuson

Les grandes murales ont trouvé leur place dans le lit du Verdanson, cours d'eau capricieux qui ne prend vie que lors des grandes inondations.Dans le coeur de ville par contre, pas de grandespièces mais des collages, de petits pochoirs, quelques invaders et sur les conteneurs à ordure, les visages lunaires de loco. Un art de rue assez modeste, une irruption harmonieuse des cultures urbaines du vingt et unième  siècle dans l'ambiance moyenâgeuse des ruelle pavées pentues et des hôtels particuliers secrets.

Beaucoup de poésie et le plaisir de déambuler dans la lumière d'automne et les bourrasques frisquettes qui annoncent l'hiver.